Des sanglots sans suspend torturent mes entrailles. Du temps où j'avais encore une main a serrer, n'en ai-je jamais eu ? Du temps où mon c½ur hurlait de bonheur, du temps où je n'étais pas seule. Du temps où les rêves m'envahissaient encore, voilaient la cruelle réalité de leur doux satin blanc. Du temps où l'attente du week-end était encore sensée.
Fureur sur les dunes, brusque envol de toutes ces images. Décadentes, accablantes, je succombe. Je ressent le manque de... le manque de... confiance. Non, d'amour. Le manque de confiance en l'amour. Je ressens un poids qui me tue, me tue, qui me fend de sa lourdeur. Un si gros poids, un si grand vide en moi.
Où suis-je ? Dans quelle partie de mes rêves suis-je placée en cet instant ? Quelle est la réalité, quel voie dois-je prendre ? La voie de mes rêves est la seule que je peux percevoir, la voix de mes chimères est la seule qui arrive a m'atteindre.
Je suis a la recherche d'un monde, d'autre chose. Je suis a la recherche d'une liberté qui ne serait pas relative. Je suis a la recherche d'amour alors que le seul amour que j'ai vraiment me retient prisonnière. Que de contradictions, que de banalités.
Je nage et je me noie, perdue dans ces ombres et ces spectres méconnaissables. Je devrais écouter ma mère qui me dis que je plane partout où je vais, mais est-ce vraiment une mère qui me dis qu'elle ne crois plus ce que je dis, qu'elle ne crois plus en moi, qu'elle n'a plus confiance en moi ? Est-ce vraiment un père qui me regarde pleurer et s'en va, qui jamais ne m'a pris dans ces bras ? Est-ce vraiment une vie ? Peut-on appeler une vie quelque chose qui nous tue ?
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